Fonds d'urgence

Urgence
Soutenez notre Fonds d'urgence
Soutenez notre Fonds d'urgence
Soutenez notre Fonds d'urgence
Soutenez notre Fonds d'urgence
Restez informé !
Cette collecte est désormais fermée.

Alliance Urgences lance des collectes de fonds lorsque surviennent des urgences humanitaires à travers le monde comme des catastrophes naturelles, conflits, épidémies, famines…

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé de nos actualités et des prochaines urgences.

Vous pourrez vous désabonner à tout moment en utilisant le lien de désabonnement intégré dans tous nos emails.
En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Des réfugiés soudanais au Tchad attendent de recevoir une aide alimentaire. © T. Nicholson / HI
Pays
Écrit par
Soudan
Alliance Urgences
05.03.2026

Crise humanitaire au Soudan : des millions de civils sont dans l’urgence

Depuis avril 2023, le Soudan fait face à l’un des conflits les plus dévastateurs de la décennie. Des millions de civils vivent au quotidien la violence armée, la famine, des déplacements massifs et l’effondrement des services essentiels.

Un pays ravagé par la guerre

Le 15 avril 2023, des affrontements ont éclaté entre les Forces Armées Soudanaises (SAF) et les Forces de Soutien Rapide (FSR). Depuis lors, le conflit s’est étendu à presque tout le territoire, qui était déjà fragilisé par des décennies d’instabilité.

Aujourd’hui, la majorité du territoire soudanais est impactée. Les bombardements incessants, les combats en zone urbaine et les attaques contre les civils ont détruit des quartiers entiers, notamment au Darfour, dans l’état du Kordofan et à Khartoum, la capitale. De nombreuses infrastructures publiques et les services essentiels ont été détruits, laissant des millions de personnes sans électricité, sans eau potable et sans accès aux soins de santé.

En octobre 2025, le conflit a connu une nouvelle escalade lorsque les FSR ont pris d’assaut El Fasher, une des grandes villes du Darfour. De graves massacres ont été commis contre les civils : exécutions de masse, violences sexuelles et attaques ciblées. En l’espace de deux semaines, près de 100 000 personnes ont fui les violences pour chercher refuge ailleurs. Cette ville avait auparavant subi un siège de plus de 18 mois, coupant quasi totalement l’aide humanitaire et plongeant la population dans la famine.

Des populations forcées de fuir pour survivre

Le conflit a provoqué des déplacements sans précédent. Plus de 11 millions[1] de personne ont dû quitter leur foyer, dont 8,6 millions déplacées à l’intérieur du pays.

Près de 4,5 millions de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, notamment au Tchad, Egypte et Soudan du Sud. La majorité d’entre eux arrivent dans un état de détresse, témoin des scènes d’une extrême violence tel que des exécutions sommaires ou des violences sexuelles.

Dans les sites d’accueil, les conditions de vie sont extrêmement précaires. Les familles manquent d’eau, d’abris, de soins médicaux et de nourriture malgré les efforts des organisations humanitaires.

La famine gagne du terrain

Cette guerre a provoqué une crise alimentaire critique. Selon l’ONU, plusieurs régions du pays connaissent déjà des conditions proches de la famine. Les déplacements massifs, le pillage alimentaires et la destruction des terres agricoles ont entraîné un effondrement de la production. Deux saisons agricoles consécutives ont été gravement perturbées par les violences, les intenses saisons des pluies et les incendies.

Parallèlement, les prix des denrées alimentaires ont fortement augmenté, ce qui rend l’accès à la nourriture presque impossible pour de nombreuses familles déjà en situation de grande précarité.

Aujourd’hui, plus de 24,6 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, dont plus de 600 000 en situation de faim extrême[2].

Les femmes et les enfants : les plus exposés

Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette crise. Les déplacements forcés les exposent à des risques accrus de violences et d’insécurité.

Plus de 3,2?millions d’enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition si la guerre continue. Au Darfour, plus de 40 000 enfants ont déjà été soignés pour malnutrition aiguë sévère en 2025, soit deux fois plus que l’année précédente[3].

Les épidémies, notamment de choléra et de dengue, se multiplient dans les zones surpeuplées où les déplacées trouvent refuge. Les services médicaux étant détruites, de nombreuses femmes accouchent sans assistance médicale. Les enfants, eux grandissent sans accès à l’école, aux soins ni à un environnement sécurisé.

Au-delà des chiffres, c’est toute une génération qui risque de porter pendant longtemps les traumatismes de ce conflit.

Une aide humanitaire insuffisante

Malgré l’ampleur des besoins, l’aide humanitaire fait face à un manque de financement. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) rapporte que son appel de fonds 2025 n’a été financé qu’à 35 %, ce qui menace directement la poursuite des services essentiels destinés à des millions de personnes déplacées touchées par les violences.

Sur le terrain, apporter de l’aide est devenu extrêmement difficile. Dans plusieurs régions, les convois humanitaires sont bloqués, pillés ou empêchés d’entrer par les groupes armés, ce qui prive les civils d’eau potable, de nourriture et de soins.


[1] UNHCR – Point de situation au Soudan du Sud

[2] Soudan | World Food Programme

[3] Soudan : le nombre d’enfants atteints par la malnutrition | UNICEF BE

Partager sur :
Share on Linkedin